Le conflit entre l’Iran et les États-Unis s’intensifie, avec des répercussions immédiates sur les marchés mondiaux. Alors que le président américain Donald Trump assure que la guerre prendra fin « bientôt », l’Iran promet de continuer « aussi longtemps que nécessaire », refusant toute négociation avec Washington.
Les Gardiens de la révolution iranienne et les forces locales ont lancé de nouvelles attaques contre les pays du Golfe, provoquant des alertes à Bahreïn, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et au Koweït. Israël a riposté en frappant un site de lancement de missiles iraniens, et les combats se sont étendus au Liban, entraînant des frappes israéliennes et la fuite de plus de 660 000 personnes. Le Liban fait état d’au moins 486 morts et 1 313 blessés depuis le 2 mars, selon les autorités locales.
Les tensions ont provoqué une volatilité sur les marchés financiers et pétroliers. Après une hausse du prix du baril au-dessus de 100 dollars, les marchés asiatiques ont ouvert en forte hausse et le pétrole a reculé d’environ 5 % après les déclarations de Trump et l’annonce d’une levée partielle des sanctions sur le pétrole. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole brut mondial, reste au centre des préoccupations.
Conséquences économiques locales
En Iran, la guerre affecte directement le quotidien. Les habitants font face à une pénurie de liquidités et à des prix en forte hausse. À Boukan, certains commerces offrent gratuitement des produits faute de paiement. Les prix du carburant et des biens alimentaires augmentent, menaçant le pouvoir d’achat et accentuant l’inflation. La nomination du nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, partisan d’une ligne dure, et le soutien du Hezbollah libanais à Téhéran prolongent l’instabilité. La Syrie et le Liban ont été directement impliqués, tandis que le président français Emmanuel Macron a annoncé une mission défensive pour sécuriser le détroit d’Ormuz.
Cette escalade souligne la vulnérabilité des marchés mondiaux aux tensions géopolitiques et la dépendance critique des économies africaines, asiatiques et européennes aux flux pétroliers du Moyen-Orient.