Le lancement officiel de la Tiwa Savage Music Foundation, organisé lundi à Lagos, a suscité une controverse dans le milieu médiatique. Plusieurs journalistes affirment s’être vu refuser l’accès à l’événement en raison d’une condition imposée par les organisateurs : le port obligatoire d’un t-shirt à l’effigie de la fondation.
L’incident, survenu lors de la cérémonie organisée à l’hôtel Delborough, met en avant les tensions récurrentes entre stratégies de communication événementielle et exigences professionnelles des médias. Selon des témoignages relayés par la journaliste Yinka Olatunbosun du média ThisDay, les reporters invités à couvrir l’événement ont dû s’enregistrer à l’extérieur du site avant de pouvoir accéder à la salle.
Les organisateurs leur auraient indiqué que l’entrée était conditionnée au port d’un t-shirt promotionnel de la Tiwa Savage Music Foundation, distribué sur place. Cette exigence visait manifestement à renforcer la visibilité de la fondation et son identité de marque lors du lancement officiel.
Un problème logistique à l’origine du blocage
La situation s’est toutefois compliquée lorsque les organisateurs se sont retrouvés à court de t-shirts promotionnels. Malgré cela, les agents de sécurité présents sur les lieux auraient maintenu la règle initiale, empêchant l’accès à toute personne ne portant pas le vêtement demandé. Ce blocage a conduit certains journalistes à rester à l’extérieur de l’événement, alimentant les critiques sur les réseaux sociaux et dans le secteur des médias.
Malgré la polémique, la cérémonie a réuni plusieurs personnalités influentes du monde politique, culturel et économique nigérian. Parmi les invités figuraient notamment le gouverneur de l’État de Lagos, Babajide Sanwo-Olu, la femme d’affaires Shade Okoya, la productrice Mo Abudu, ainsi que des figures majeures de l’industrie musicale comme Don Jazzy, Darey Art Alade et Bose Ogulu.
Pour les organisateurs comme pour les médias, l’équilibre entre communication promotionnelle et liberté de couverture reste un enjeu stratégique dans l’écosystème de l’industrie culturelle africaine.