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‎États-Unis : 700 millions de dollars pour relancer le charbon

‎L’administration du président Donald Trump a annoncé un vaste plan de soutien à l’industrie charbonnière américaine, mobilisant près de 700 millions de dollars pour la modernisation des infrastructures existantes et le développement de nouveaux projets. Une initiative présentée par la Maison Blanche comme un levier stratégique pour renforcer la souveraineté énergétique des États-Unis.

‎Le programme repose sur trois axes majeurs. Le premier prévoit la rénovation de 13 centrales à charbon réparties à travers le pays. À cet effet, une enveloppe de 425 millions de dollars sera consacrée à la modernisation et à l’amélioration des performances de ces installations afin d’assurer leur exploitation à long terme. ‎Le deuxième volet porte sur le développement de nouvelles infrastructures. Le gouvernement entend financer la construction de deux centrales supplémentaires en Alaska et en Virginie-Occidentale, ainsi que la création d’un terminal charbonnier en Californie destiné au stockage, à la manutention et à l’exportation du charbon. ‎Enfin, le plan inclut l’octroi de nouveaux permis d’exploitation minière. Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a déjà approuvé plus de 75 projets miniers. Selon l’exécutif américain, ces investissements visent à maintenir des prix de l’électricité compétitifs et à répondre à la demande énergétique croissante, notamment celle des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle, considérés comme un enjeu de sécurité nationale. ‎Cette orientation énergétique suscite toutefois de vives critiques de la part des organisations environnementales et des élus favorables à la transition écologique. Ces derniers dénoncent un retour aux énergies fossiles à contre-courant des efforts mondiaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

‎Dans un message publié sur le réseau social X, la coalition parlementaire SEEC, qui regroupe une centaine d’élus démocrates de la Chambre des représentants engagés en faveur des énergies renouvelables, a condamné cette décision. Le groupe estime que ces financements profitent davantage aux industries polluantes qu’aux citoyens américains et risquent d’aggraver les défis environnementaux et sanitaires. ‎Le débat autour de cette nouvelle politique énergétique illustre une nouvelle fois les profondes divergences entre les partisans du développement des énergies fossiles et les défenseurs de la transition vers des sources d’énergie plus durables aux États-Unis, rapporte Rfi.

Norbert MEGAN YAOVI

redacteur3.0

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