Le président sud-africain, , entame ce vendredi une visite de travail de trois jours en France. Point d’orgue de ce déplacement : une rencontre en tête-à-tête avec son homologue français, , au palais de l’Élysée. Cette visite intervient dans un contexte marqué par la volonté des deux pays de préserver la qualité de leurs relations diplomatiques après un récent épisode de tensions.
Si les liens entre Paris et Pretoria demeurent solides, la question de la participation au sommet du G7, organisé en juin dernier sous présidence française, a suscité des crispations. L’Afrique du Sud n’avait finalement pas été conviée à cette rencontre internationale, la France ayant choisi d’inviter le Kenya parmi les représentants africains. Cette décision avait provoqué une réaction de la présidence sud-africaine. Son porte-parole avait affirmé que Pretoria avait initialement reçu une invitation plusieurs mois auparavant, avant que celle-ci ne soit retirée. Selon les autorités sud-africaines, des pressions exercées par les États-Unis auraient influencé cette décision. Paris avait pour sa part expliqué son choix par l’organisation du sommet « Africa Forward », copiloté cette année par la France et le Kenya. Bien que cet incident n’ait pas remis en cause la coopération entre les deux États, il a néanmoins créé un malaise diplomatique. La visite de Cyril Ramaphosa, moins d’un mois après le G7, apparaît ainsi comme une occasion de réaffirmer l’amitié franco-sud-africaine et de renforcer les échanges politiques entre les deux pays.
Au-delà de son entretien avec Emmanuel Macron, le chef de l’État sud-africain participera à plusieurs événements officiels. Il se rendra notamment au siège parisien de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), où il coprésidera un comité consacré aux questions éducatives. Cyril Ramaphosa prendra également part aux commémorations du 110e anniversaire de la bataille du bois Delville, un épisode marquant de la Première Guerre mondiale. Cette cérémonie rendra hommage aux soldats sud-africains tombés sur le sol français durant le conflit, symbole des liens historiques qui unissent les deux nations, rapporte Rfi.
Norbert MEGAN YAOVI