Les autorités sanitaires tchadiennes ont officiellement déclaré une épidémie de dengue dans quatre provinces du pays, dont N’Djamena, la capitale. Au 8 octobre 2026, le bilan faisait état de 2 929 cas suspects, 213 cas confirmés et sept décès.
La déclaration a été faite jeudi par la secrétaire d’État à la Santé publique et à la Prévention, Dr Mbaïdédji Dekandji, lors d’une réunion avec les partenaires techniques et financiers. Selon les données rapportées par le site officiel d’information du ministère tchadien de la Santé, 213 cas ont été confirmés par réaction en chaîne par polymérase (PCR), sur un total de 2 929 cas suspects recensés dans les quatre provinces touchées. La capitale, N’Djamena, concentre à elle seule 173 cas confirmés, soit 81 % du total, selon la responsable sanitaire. Cinq districts sanitaires de la ville sont concernés par la propagation de la maladie.
Une épidémie apparue en juillet
D’après les autorités sanitaires, les premiers cas de cette épidémie ont été signalés en juillet 2026 dans le camp de réfugiés de Kounoungou, situé dans la province du Wadi Fira, à l’est du Tchad. Face à la progression de la maladie, un plan de riposte a été mis en place autour de sept axes prioritaires : la coordination, la surveillance épidémiologique, le diagnostic, la prise en charge des malades, la communication, la lutte contre les vecteurs de transmission et la logistique. Cette mobilisation vise à renforcer la détection des cas, à améliorer les soins et à limiter la propagation du virus.
Le choléra s’ajoute aux défis sanitaires
La situation sanitaire du Tchad demeure préoccupante. En plus de la dengue, le pays fait également face à une épidémie de choléra, ce qui accentue la pression sur les services de santé et les dispositifs de riposte. Les autorités sanitaires et leurs partenaires doivent ainsi poursuivre leurs efforts pour contenir ces deux maladies et limiter leurs conséquences sur les populations.