Le gouvernement britannique a annoncé mardi 4 mars 2026 la suspension temporaire de la délivrance de visas d’études aux ressortissants d’Afghanistan, Cameroun, Myanmar et Soudan, ainsi que de visas de travail pour les Afghans. Cette décision s’inscrit dans une politique plus large visant à limiter l’usage du système de visas par les demandeurs d’asile.
Selon le ministère de l’Intérieur, les demandes d’asile émanant d’étudiants originaires de ces pays ont augmenté de plus de 470 % entre 2021 et 2025. Depuis 2021, près de 135 000 demandeurs d’asile sont entrés légalement au Royaume-Uni. La ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a déclaré : « La Grande-Bretagne continuera à offrir refuge aux personnes fuyant la guerre et les persécutions, mais notre système de visas ne doit pas être exploité. C’est pourquoi nous suspendons les visas pour les ressortissants qui cherchent à contourner notre législation. »
La question migratoire est devenue un facteur clé du débat politique britannique. Le parti d’extrême droite Reform UK a vu sa popularité augmenter grâce à ses positions fermes sur l’immigration. Les gouvernements successifs ont peiné à contenir le flux de petits bateaux traversant la Manche, transportant des migrants sans papiers, tout en étant sous pression pour réduire le nombre de demandeurs d’asile entrant par les voies légales.
Le ministère indique que le Royaume-Uni a déjà réussi à réduire de 20 % les demandes d’asile étudiantes en 2025, mais que des mesures supplémentaires étaient nécessaires. Les étudiants arrivant avec un visa d’études représentent encore 13 % de l’ensemble des demandes d’asile, ce qui justifie selon les autorités cette suspension temporaire.
Kevin da SILVA