Le Niger a annoncé jeudi 05 mars 2026, la suspension des activités de trois sociétés minières aurifères et le refus de prolonger la licence d’une compagnie pétrolière britannique, invoquant le non-respect des obligations contractuelles et réglementaires.
Selon les autorités, les trois sociétés minières – Comini, Afrior et Ecomine – n’auraient pas rempli leurs engagements, notamment le paiement des impôts, la remise de rapports techniques et financiers annuels, ainsi que le respect des normes environnementales. Ces concessions avaient été attribuées entre 2017 et 2020 et sont désormais annulées. Le gouvernement nigérien a également rejeté la demande de prolongation de la licence d’exploration et de forage de Savannah Energy dans le sud-est du pays. La société britannique, active sur quatre blocs pétroliers représentant près de la moitié du bassin d’Agadem Rift, est accusée de ne pas avoir respecté le contrat de partage de production. Savannah Energy affirme pourtant avoir réalisé récemment une découverte significative de pétrole dans la région.
Producteur d’uranium, d’or et de pétrole, le Niger est dirigé depuis le coup d’État de 2023 par un gouvernement militaire qui a réaffirmé sa souveraineté sur les ressources naturelles. La junte a déjà nationalisé en 2025 la seule mine d’or industrielle du pays, Samira, consolidant ainsi son contrôle sur l’exploitation des métaux précieux.
Ces mesures reflètent la volonté des autorités de superviser plus étroitement les investissements étrangers dans les secteurs stratégiques et de maximiser les retombées économiques pour l’État nigérien.