La décision du Jury d’Appel de la Confédération africaine de football (CAF) de déclarer le Sénégal forfait lors de la finale de la CAN 2025 s’inscrit dans une application stricte des règlements. C’est l’analyse de l’ancien arbitre international espagnol Eduardo Iturralde González, qui souligne la primauté des règles dans les compétitions sportives.
Selon l’ex-arbitre, les textes de la CAF sont explicites. L’article 82 du règlement de la Coupe d’Afrique des Nations prévoit qu’une équipe quittant le terrain sans autorisation est automatiquement déclarée perdante. Dans ce contexte, la décision d’homologuer le match sur un score de 3-0 en faveur du Maroc apparaît comme une application mécanique du règlement, validée également par l’article 84.
Au-delà du terrain, cette décision met en lumière un enjeu central pour l’économie du sport africain : la crédibilité des compétitions. Le respect strict des règlements constitue un signal fort pour les partenaires économiques, notamment les sponsors, diffuseurs et investisseurs, dont les engagements reposent sur la stabilité et la prévisibilité des compétitions.
En rappelant que toutes les équipes acceptent les règles dès leur engagement, la CAF renforce son cadre réglementaire. À moyen terme, cette rigueur pourrait contribuer à améliorer la gouvernance du football africain et à sécuriser les flux financiers liés aux grandes compétitions continentales.