Le ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso, l’ambassade de Belgique et l’Agence belge de coopération (Enabel) ont organisé une réunion conjointe rassemblant représentants gouvernementaux et délégation belge. L’objectif : évaluer les projets passés, faire le point sur les opérations en cours et définir les orientations du prochain cadre de coopération bilatérale.
Bart Pennewaert, directeur général adjoint de la coopération belge pour le développement et diplomatie, a souligné l’importance de cet exercice pour renforcer la redevabilité mutuelle et assurer un suivi rigoureux des objectifs fixés. Il a également confirmé le lancement d’un nouveau programme bilatéral en 2027, tout en alertant sur une contraction budgétaire mondiale qui limitera globalement les enveloppes de coopération. Les discussions ont porté sur les réalisations 2019-2023 et la continuité des projets 2023-2027. La Belgique a insisté sur la nécessité de résultats mesurables et durables pour les populations burkinabè, tout en précisant que la réduction budgétaire pour le Burkina Faso restera inférieure à la moyenne globale.
La réunion a aussi mis en lumière le rôle croissant des acteurs non étatiques : ONG, universités et secteur privé. Bart Pennewaert a rappelé les cinquante ans de coopération universitaire et souligné l’importance de mécanismes de financement ciblant le secteur privé pour stimuler la résilience économique et favoriser la création d’emplois.
Un partenariat aligné sur les priorités nationales
Hermann Yirgoin Toé, secrétaire général du ministère burkinabè des Affaires étrangères, a qualifié la visite de la délégation belge de « signal fort ». Il a rappelé que les partenariats doivent refléter les aspirations des populations et s’inscrire dans la vision nationale. Selon lui, le comité mixte constitue un outil stratégique pour garantir que chaque projet réponde à un besoin identifié, maximise l’impact des ressources engagées et contribue à l’autonomie des communautés locales.
Les acquis des programmes 2019-2023 ont déjà renforcé la capacité des populations à gérer leurs propres projets. Le Burkina Faso appelle désormais à une exigence accrue en matière d’efficacité et de redevabilité pour la période à venir.
Une coopération durable et résiliente
Malgré un contexte international contraint, la réunion confirme l’engagement des deux pays à maintenir un partenariat fondé sur la confiance et les résultats concrets. Le nouveau cadre 2027 devra concilier ambitions de développement, réalités budgétaires et priorités stratégiques nationales, tout en mobilisant un éventail élargi d’acteurs pour renforcer l’impact économique et social des interventions.