Le Tchad a officiellement annoncé sa décision de se retirer du Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI). À travers cette démarche, N’Djamena entend prendre ses distances avec l’institution judiciaire internationale et renforcer le rôle de sa propre justice dans le traitement des affaires majeures.
Les autorités tchadiennes critiquent notamment le fonctionnement de la CPI, qu’elles jugent déséquilibré. Elles estiment que certains pays africains sont davantage ciblés par les procédures de la Cour que d’autres. Pour le gouvernement tchadien, la justice nationale doit davantage jouer un rôle central dans le règlement des affaires relevant de la compétence de l’État.
Cette décision ne prendra toutefois pas effet immédiatement. Conformément aux dispositions du Statut de Rome, le retrait deviendra effectif un an après la notification officielle adressée aux instances compétentes. Durant cette période, le Tchad restera soumis aux obligations qui découlent de son appartenance à la CPI. Le départ annoncé de N’Djamena relance ainsi le débat sur la justice pénale internationale, son fonctionnement et la place accordée aux États africains. Le Tchad rejoint désormais le cercle des pays ayant choisi de se retirer de la Cour pénale internationale, rapporte AMJ.
Norbert MEGAN YAOVI