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‎Cambodge : 20 000 déplacés toujours sans retour

‎Plus de sept mois après le cessez-le-feu ayant mis fin aux affrontements de décembre 2025 entre le Cambodge et la Thaïlande, plus de 20 000 civils cambodgiens restent déplacés et ne peuvent toujours pas regagner leurs habitations. Ce constat a été présenté par Tom Andrews, rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits humains au Cambodge, à l’issue d’une mission dans le pays.

‎Les autorités cambodgiennes accusent l’armée thaïlandaise d’occuper illégalement plusieurs villages situés le long de la frontière et d’empêcher le retour de leurs habitants. Selon le porte-parole du gouvernement, Pen Bona, des barrières, des conteneurs et des fils barbelés auraient été installés dans ces zones, tandis que de nombreuses habitations auraient été détruites, rendant impossible le retour des populations déplacées.

‎De son côté, Bangkok rejette ces accusations. Les autorités thaïlandaises soutiennent que les villages concernés se trouvent sur le territoire thaïlandais et affirment que des familles cambodgiennes s’y sont établies il y a plusieurs décennies, à l’époque où la Thaïlande accueillait des réfugiés fuyant la guerre civile au Cambodge. ‎Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow, estime que cette présence remonte à plus d’un demi-siècle et rappelle que les conséquences humanitaires sont malheureusement inhérentes aux conflits armés. ‎Pour Tom Andrews, le droit international est pourtant clair : les personnes déplacées par un conflit doivent pouvoir regagner leurs foyers en toute sécurité. Alors que les tensions persistent entre Phnom Penh et Bangkok, la situation des milliers de déplacés demeure l’une des principales préoccupations humanitaires dans cette région frontalière, rapporte Rfi.

Norbert MEGAN YAOVI

redacteur3.0

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