À Mannheim, l’élu municipal Julien Ferrat affirme avoir transformé une rencontre politique en soirée échangiste dans une salle de l’hôtel de ville. La municipalité examine désormais d’éventuelles sanctions.
L’affaire fait polémique à Mannheim, dans le sud-ouest de l’Allemagne. Julien Ferrat, seul représentant de la liste « Die Mannheimer » au conseil municipal, affirme avoir organisé, le vendredi 28 août 2026, une soirée échangiste dans une salle de l’hôtel de ville. Selon ses déclarations, neuf personnes, sept hommes et deux femmes âgés de 28 à 55 ans, ont participé à la rencontre. L’événement avait été présenté initialement comme un « Stammtisch » consacré à la politique municipale. Ferrat affirme toutefois qu’il s’est finalement transformé en « soirée échangiste politique », dans le cadre de sa campagne en faveur du naturisme et du libertinage.
L’élu de 35 ans revendique cette initiative comme une action de protestation politique. Il défend depuis plusieurs mois l’idée de créer à Mannheim un espace consacré au naturisme et au libertinage, qu’il présente comme une possible attraction touristique et une source de revenus pour la ville. Cette nouvelle provocation intervient après une initiative similaire en 2025. Ferrat avait alors organisé une « excursion politique » au Cap d’Agde, en France, afin de promouvoir l’idée d’un modèle touristique inspiré du célèbre village naturiste.
La municipalité de Mannheim n’a pas accueilli favorablement l’initiative. Elle estime que les locaux municipaux auraient été utilisés à une fin différente de celle annoncée et examine la possibilité de sanctions contre l’élu. Avant la tenue de la soirée, la ville avait déjà exprimé de sérieux doutes sur la légalité et la faisabilité du projet. Ferrat, de son côté, assume son choix et considère une éventuelle sanction comme faisant partie de sa démarche de protestation. L’affaire devrait désormais être examinée au niveau municipal, alors que l’utilisation d’un bâtiment public pour une activité présentée initialement comme une rencontre politique alimente la controverse, rapporte Nasuba.