Le Kenya Wildlife Service (KWS) a saisi plusieurs carcasses d’animaux sauvages lors d’une opération menée dans le village de Komorjila, dans la sous-comté de Tana North, au sein du comté de Tana River. L’intervention s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le braconnage et le commerce illégal de viande de gibier.
Alertés par des informateurs, les rangers du KWS ont tendu une embuscade dans la zone. À leur arrivée, trois suspects ont pris la fuite, abandonnant une motocyclette chargée de viande ainsi que du matériel présumé utilisé pour la chasse. Selon Bakari George, responsable du KWS dans le comté, les agents ont découvert 21 carcasses de dik-dik, 20 têtes de dik-dik et 12 carcasses d’impalas. De la viande provenant également de trois pintades a été retrouvée. Deux machettes et deux coupe-coupe figuraient parmi les objets abandonnés.
Face à la persistance de cette pratique, les autorités kényanes ont renforcé la surveillance dans cette zone où la consommation d’animaux sauvages continue d’être signalée. Le KWS a par ailleurs mis en garde les populations contre la consommation de cette viande. Au-delà de son caractère illégal, elle peut présenter des risques sanitaires en favorisant la transmission de certaines maladies de la faune sauvage aux humains et aux animaux domestiques.
Bakari George a invité les communautés locales à collaborer avec les services chargés de la protection de la faune. Il a rappelé que la possession et le transport de viande provenant d’animaux sauvages constituent des infractions au Kenya et peuvent entraîner des poursuites judiciaires, rapporte Kaweru.
Norbert MEGAN YAOVI