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Algérie : Neuf trafiquants condamnés à mort

La justice algérienne a condamné à mort neuf personnes pour des faits liés au trafic de stupéfiants et de psychotropes. Prononcées le 5 octobre 2026 par le tribunal criminel près la Cour d’Alger, ces condamnations constituent une première depuis l’instauration, en 1993, d’un moratoire sur les exécutions de la peine capitale dans le pays.

La peine de mort fait son retour dans les prétoires algériens. Le tribunal criminel près la Cour d’Alger a prononcé lundi 5 octobre des condamnations à la peine capitale contre neuf personnes poursuivies dans une importante affaire de trafic de drogues et de psychotropes. Les accusés étaient poursuivis notamment pour importation, transport, expédition et stockage de drogues dures dans le cadre d’une organisation criminelle. Des faits de contrebande, d’usurpation d’identité et de blanchiment d’argent leur étaient également reprochés.

Plus de 100 kg de cocaïne saisis

L’affaire remonte à septembre 2025. La police avait alors saisi, dans la ville de M’sila, à environ 230 kilomètres au sud-est d’Alger, plus de 100 kg de cocaïne ainsi que plus de 200 000 comprimés de prégabaline. Sur les neuf personnes condamnées, trois étaient présentes à l’audience. Les six autres ont été condamnées par contumace. L’accusé principal est âgé de 22 ans. Ces condamnations interviennent dans un contexte de durcissement de la législation algérienne sur les stupéfiants. La loi 25-03, promulguée en juillet 2025, permet notamment de prononcer la peine capitale dans certaines affaires liées au trafic de drogues.

Un moratoire en vigueur depuis 1993

L’Algérie n’a procédé à aucune exécution depuis 1993, malgré le maintien de la peine de mort dans son arsenal juridique. Les nouvelles condamnations interviennent également quelques jours après la promulgation d’un nouveau texte élargissant les cas susceptibles d’être punis de la peine capitale, notamment à certains crimes liés aux incendies de forêts. Cette évolution intervient alors que le président Abdelmadjid Tebboune avait appelé, à la fin de l’été, à un durcissement des sanctions contre certains crimes, notamment le trafic de stupéfiants.

redacteur3.0

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