Find Articles

Loading...
A la Une:

Financement de la BAD : Le Maroc conforte sa résilience

La Banque africaine de développement (BAD) renforce son accompagnement du Maroc. Le 21 octobre, son conseil d’administration a approuvé un financement de 487 millions de dollars destiné à soutenir les réformes économiques du Royaume, avec un accent particulier sur l’investissement privé, la gouvernance de l’eau et de l’énergie ainsi que la résilience face au changement climatique.

Ce prêt finance la troisième phase du Programme d’appui au renforcement de la gouvernance économique et de la résilience au changement climatique (PGRCC III). Son impact dépendra de la mise en œuvre effective des réformes et des résultats obtenus sur le terrain. Le programme s’articule autour de deux axes complémentaires. Le premier vise à recentrer l’État sur ses missions stratégiques et à renforcer le rôle du secteur privé dans la dynamique de l’investissement. Il prévoit notamment la restructuration du portefeuille des entreprises publiques, la modernisation du cadre des partenariats public-privé et l’amélioration du climat des affaires.

L’objectif est de favoriser la mobilisation des investissements privés, tout en soutenant les petites et moyennes entreprises (PME), l’innovation et l’intégration des entreprises marocaines dans les chaînes de valeur mondiales. « Le Maroc a fait le choix d’agir en poursuivant ses réformes malgré les chocs extérieurs », souligne Achraf Tarsim, responsable pays de la BAD au Maroc. Ce nouveau financement s’inscrit dans la continuité des deux premières phases du programme et accompagne la poursuite des réformes engagées par le Royaume.

Eau et énergie : renforcer la résilience climatique

Le second volet du programme concerne la gouvernance des secteurs de l’eau et de l’électricité, ainsi que la prise en compte des enjeux climatiques dans les politiques publiques. Il vise notamment à accélérer la transition vers une économie bas carbone et à renforcer la capacité du Maroc à faire face aux chocs énergétiques et climatiques. Cette opération s’inscrit également dans le cadre de la réponse de la BAD à la crise mondiale de l’énergie et des engrais. Elle doit contribuer à atténuer les effets de la hausse des coûts de l’énergie et du transport, tout en permettant au Royaume de préserver ses dépenses prioritaires.

Il s’agit toutefois d’un prêt, et non d’un don. Son efficacité se mesurera donc à l’utilisation des ressources mobilisées et aux retombées concrètes des réformes pour les entreprises et les ménages marocains. Ce financement s’ajoute à un partenariat de longue date entre le Maroc et la BAD. Depuis 1978, l’institution financière a mobilisé près de 15 milliards d’euros en faveur du Royaume pour financer plus de 150 projets.

redacteur3.0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *