Le Maroc consolide ses relations avec l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Les 6 et 7 octobre, Javier Colomina, représentant spécial du secrétaire général de l’Alliance pour le voisinage Sud, a effectué sa troisième visite officielle à Rabat. Au programme : des échanges avec de hauts responsables des Affaires étrangères, de l’Intérieur et des Forces armées royales autour des enjeux de sécurité régionale et des perspectives de coopération.
Cette visite s’inscrit dans la continuité du dialogue entre les deux partenaires. Reste à déterminer dans quelle mesure ces échanges déboucheront sur de nouvelles initiatives concrètes. Les discussions ont notamment porté sur la situation sécuritaire en Afrique du Nord et au Sahel, ainsi que sur plusieurs défis communs, dont la lutte contre le terrorisme, la sécurité maritime et les menaces émergentes. « Le Maroc est un partenaire clé dans la région, et notre coopération ne peut que se renforcer », a déclaré Javier Colomina.
Cette coopération repose sur une relation établie de longue date. Membre du Dialogue méditerranéen de l’OTAN depuis 1994, le Maroc a été le premier partenaire de ce cadre à conclure avec l’Alliance un programme de partenariat individuel adapté (ITPP). Ce dispositif vise à structurer les priorités de coopération entre les deux parties. Le Royaume a également co-organisé avec l’OTAN une conférence régionale consacrée aux armes légères et de petit calibre. Présentée comme une première à cette échelle avec des pays partenaires, cette initiative s’inscrit dans le prolongement du plan d’action pour le voisinage Sud, adopté lors du sommet de Washington en 2024.
Des résultats concrets attendus
Si cette troisième visite officielle confirme la continuité du dialogue entre Rabat et l’OTAN, elle n’a pas été accompagnée de l’annonce d’un nouvel accord de défense. Les prochaines étapes permettront donc d’apprécier la portée opérationnelle des échanges et les domaines dans lesquels la coopération pourrait être approfondie. Plusieurs évolutions seront notamment à suivre : une éventuelle actualisation du programme de partenariat individuel adapté du Maroc, le développement de projets communs en matière de sécurité maritime et de lutte antiterroriste, ainsi que l’organisation de formations ou d’exercices impliquant les Forces armées royales.
Les suites données à la conférence sur les armes légères et de petit calibre constitueront également un indicateur de la mise en œuvre des engagements évoqués. Autant de perspectives qui permettront d’évaluer comment le partenariat entre le Maroc et l’OTAN évolue et dans quelle mesure il contribue aux efforts de sécurité et de stabilité en Afrique du Nord et dans le Sahel.