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Maroc : Une croissance solide, l’emploi comme prochain cap

Le Maroc consolide sa position parmi les économies les plus dynamiques de la région. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prévoit une croissance de 5 % en 2026. De son côté, la Banque mondiale estime que l’économie marocaine a progressé de 4,9 % en 2025, soit sa meilleure performance depuis dix ans. Le Fonds monétaire international (FMI) souligne également la solidité des fondamentaux économiques du Royaume.

Ces appréciations convergentes renforcent la crédibilité macroéconomique du Maroc sur la scène internationale. Mais au-delà des performances enregistrées, le principal défi reste désormais de convertir cette dynamique de croissance en emplois durables et de qualité. Les évaluations des trois grandes institutions financières internationales mettent en évidence la résilience de l’économie marocaine. Selon les projections de l’OCDE, le taux de croissance devrait atteindre 5 % en 2026, avant de s’établir à 3,9 % en 2027. Cette progression serait notamment soutenue par le dynamisme de l’investissement public. L’institution anticipe également une inflation de 3,2 % en 2026, qui devrait ralentir à 1,4 % l’année suivante.

La Banque mondiale relève, pour sa part, que la croissance de 4,9 % enregistrée en 2025 constitue la plus forte performance du pays depuis une décennie. Le FMI abonde dans le même sens en mettant en avant la solidité des fondamentaux économiques marocains. Dans un contexte régional marqué par de nombreuses incertitudes, ces appréciations confortent l’image d’un Royaume économiquement stable et crédible. Elles contribuent également à renforcer son attractivité auprès des investisseurs et de ses partenaires internationaux.

L’emploi, le prochain défi à relever

Si les perspectives économiques sont encourageantes, les institutions internationales soulignent néanmoins plusieurs défis à relever pour inscrire cette dynamique dans la durée. La Banque mondiale met notamment en évidence une sous-utilisation de la main-d’œuvre estimée à 22,5 %, ainsi que les enjeux liés à la transformation numérique. Le FMI insiste, de son côté, sur la nécessité de faire en sorte que les investissements réalisés génèrent davantage d’emplois. Quant à l’OCDE, elle recommande de renforcer la capacité de l’économie marocaine à résister aux chocs énergétiques. Ces enjeux rejoignent les priorités affichées par les autorités marocaines. Le nouveau gouvernement ambitionne ainsi de créer au moins un million d’emplois sur la durée de son mandat. Pour atteindre cet objectif, le Royaume entend s’appuyer sur les grands projets d’infrastructures, les préparatifs de la Coupe du monde 2030, ainsi que sur le renforcement de l’investissement privé et l’accompagnement des petites et moyennes entreprises (PME). L’enjeu est désormais de faire en sorte que les performances macroéconomiques se traduisent par des retombées concrètes pour la population. La capacité du Maroc à générer des emplois de qualité, particulièrement au bénéfice des jeunes, sera déterminante pour transformer sa croissance économique en une prospérité mieux partagée.

redacteur3.0

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