La Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) entre dans sa phase de liquidation. Lors du point de presse quotidien de l’ONU, lundi 2 novembre 2026, Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général António Guterres, a présenté les grandes lignes du dispositif prévu pour mettre fin à la présence de la mission sur le terrain, après le non-renouvellement de son mandat par le Conseil de sécurité. L’opération prévoit notamment le retrait de 160 observateurs militaires et de 180 civils, ainsi que la rétrocession de 13 sites. Un calendrier qui rejoint les annonces faites précédemment par Rabat.
Pour conduire cette opération, une équipe restreinte relevant du Département de l’appui opérationnel des Nations unies sera chargée de superviser la fermeture ordonnée des installations et leur rétrocession, dans le respect des normes environnementales. Le processus prévoit également le rapatriement du personnel, le transfert ou la cession des biens et équipements de l’ONU, le retrait des systèmes de communication et des dispositifs de soutien logistique, ainsi que la gestion des archives et la clôture des contrats sur le terrain. Après trente-cinq années de présence au Sahara occidental, la MINURSO s’apprête ainsi à tourner une page de son histoire. Ses activités ne portent désormais plus sur l’organisation d’un référendum ou la surveillance du cessez-le-feu, mais sur les opérations administratives et logistiques liées à son retrait définitif.
Rabat et l’ONU sur la même ligne concernant le départ
Cette évolution avait été anticipée par les autorités marocaines. Le 31 octobre, lors d’une intervention sur la chaîne 2M, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, avait indiqué que la présence de la MINURSO dans les provinces du Sud devait prendre fin « dans les prochains jours ». Il avait également assuré que le retrait se déroulerait dans le cadre d’une « opération exemplaire », précisant qu’il ne s’agissait pas d’une expulsion. Le chef de la diplomatie marocaine avait toutefois tenu à rappeler que le départ de la mission ne remettait pas en cause le cessez-le-feu en vigueur depuis le 6 septembre 1991. De son côté, le 1er novembre, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait pris acte de la fin de la mission et appelé les parties concernées à faciliter un retrait « de manière ordonnée » et « dès que possible ». Les déclarations successives de Rabat et de New York traduisent ainsi une convergence sur les modalités du départ de la MINURSO, désormais engagé après plus de trois décennies de présence dans le territoire.