Le secteur des transports bénéficie d’un renforcement significatif des investissements publics en 2027. Les établissements et entreprises publics relevant de ce secteur mobiliseront 32,66 milliards de dirhams, contre 22,92 milliards en 2026, selon les données présentées devant la commission des infrastructures de la Chambre des représentants.
Cette progression est principalement portée par l’ONCF et l’ONDA, dont les programmes d’investissement s’inscrivent notamment dans les préparatifs de la Coupe du monde 2030. L’ONCF bénéficiera d’une enveloppe de 25,95 milliards de dirhams, en hausse de 43 %. Ces ressources serviront notamment à accompagner le développement de la ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech. De son côté, l’Office national des aéroports (ONDA) verra ses investissements progresser de 67 %, pour atteindre 5 milliards de dirhams. Le programme « Aéroports 2030 », doté d’un budget global de 38 milliards de dirhams, poursuit également son déploiement. Le nouveau terminal de Rabat-Salé est déjà achevé, tandis que les chantiers se poursuivent à Casablanca et dans plusieurs plateformes aéroportuaires régionales.
La route et le maritime également concernés
Les investissements ne se limitent pas aux infrastructures ferroviaires et aéroportuaires. Le transport routier bénéficie d’un soutien de 11 milliards de dirhams destiné aux transporteurs. Dans le secteur maritime, les priorités portent sur le renforcement de la flotte nationale, l’amélioration de la sécurité de la navigation et la simplification des procédures d’escale. À travers ces engagements financiers prévus dans le cadre du PLF 2027, le Maroc poursuit ainsi la modernisation de son système de transport. Une dynamique qui s’inscrit dans la préparation du Mondial 2030, avec l’ambition de renforcer les infrastructures et d’améliorer la mobilité à l’échelle nationale.