Le Maroc poursuit le développement de son industrie ferroviaire. Le constructeur sud-coréen Hyundai Rotem prévoit d’installer une usine de fabrication de trains à Benguérir, dans le cadre d’un contrat portant sur la livraison de jusqu’à 160 rames à l’Office national des chemins de fer (ONCF) au cours des prochaines années.
Au-delà de la fourniture de matériel roulant, ce projet vise à faire émerger une véritable industrie ferroviaire nationale, capable de répondre aux besoins du marché marocain et de se tourner progressivement vers l’exportation. S’exprimant devant la commission des infrastructures de la Chambre des représentants, le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a présenté cette implantation comme une étape importante dans la construction d’une filière ferroviaire « made in Morocco ». L’usine de Benguérir devrait accompagner la demande intérieure, stimulée par les projets de modernisation et d’extension du réseau ferroviaire, tout en ouvrant des perspectives d’exportation, notamment vers les marchés africains.
Deux géants installés au Maroc
Avec cette implantation, Hyundai Rotem vient renforcer la présence des grands constructeurs internationaux dans le Royaume. Le groupe sud-coréen rejoint ainsi Alstom, qui avait annoncé, en septembre 2025, la création de sa première usine marocaine à proximité de Casablanca. Au total, 168 trains ont été commandés pour accompagner le développement du réseau ferroviaire, notamment la future ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech, longue de 430 kilomètres et dont la mise en service est attendue en novembre 2029. Parmi ces commandes figurent 18 rames Alstom. L’installation de ces deux constructeurs de dimension mondiale constitue un levier pour renforcer la concurrence, favoriser le transfert de technologies et développer les compétences locales. Elle conforte également l’attractivité du Maroc auprès des industriels internationaux et son ambition de devenir un pôle de production ferroviaire à vocation régionale.