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‎Burkina Faso : 18 événements culturels interdits au nom des « bonnes mœurs »

‎Le ministère de la Culture burkinabè poursuit son opération d’« assainissement » du secteur artistique et culturel. Dix-huit événements festifs ont été interdits dans plusieurs localités du pays, au motif qu’ils seraient contraires aux bonnes mœurs et susceptibles de troubler l’ordre public.
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‎Les autorités burkinabè durcissent davantage leur contrôle sur le secteur culturel. Le ministère de la Culture a adressé des mises en demeure aux organisateurs de 18 événements culturels et festifs, entraînant leur interdiction dans plusieurs villes du pays. ‎Parmi les manifestations concernées figure Golden Moment – Rencontres du milieu showbiz, initialement prévue les 14 et 15 août au Palais des Sports de Ouagadougou. L’événement fait ainsi partie des rendez-vous culturels désormais suspendus par les autorités.

‎Le festival Urban Vibes, organisé en mai dernier à Bobo-Dioulasso, est également concerné. Sa première édition avait notamment mis en avant des artistes locaux, tout en intégrant des activités de sensibilisation au cancer du sein, à la sécurité routière et au reboisement. ‎Selon le ministère de la Culture, ces différentes manifestations ne seraient pas conformes aux exigences en vigueur et pourraient porter atteinte à l’ordre public. Ces interdictions s’inscrivent dans une politique d’« assainissement du secteur artistique et culturel », engagée depuis mars 2025.

‎Un secteur culturel de plus en plus encadré
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‎Cette nouvelle mesure intervient dans un contexte de renforcement du contrôle des activités culturelles au Burkina Faso. Début juin, les autorités avaient déjà annoncé l’interdiction des concours de beauté féminins, dans l’attente de nouveaux textes censés mieux correspondre aux « valeurs culturelles nationales ». ‎Près de deux mois après cette annonce, les nouvelles dispositions réglementaires restent toujours attendues. Ces restrictions successives suscitent ainsi des interrogations sur l’avenir des manifestations culturelles et de divertissement dans le pays, alors que les autorités disent vouloir promouvoir un secteur artistique davantage conforme aux valeurs et aux exigences de la société burkinabè, rapporte Rfi.

Norbert MEGAN YAOVI
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redacteur3.0

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