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‎Côte d’Ivoire : « Coach Mehdi » arrêté après des accusations de viols

‎L’affaire « Coach Mehdi » connaît un nouveau rebondissement. Accusé par plusieurs femmes de viols, d’agressions sexuelles, de violences physiques et psychologiques, l’influenceur ivoirien a été interpellé ce week-end au Mali, quatre mois après l’éclatement de l’affaire.

‎À la fin du mois d’avril, plusieurs femmes avaient témoigné sur les réseaux sociaux, accusant le créateur de contenus de faits présumés de harcèlement, de violences et de viols. Ces témoignages avaient rapidement suscité de nombreuses réactions et conduit à l’ouverture de procédures judiciaires.

‎Après ces accusations, « Coach Mehdi » avait quitté la Côte d’Ivoire. Son arrestation au Mali constitue désormais une nouvelle étape dans cette affaire. Le ministère ivoirien de la Femme a confirmé qu’il était désormais « à la disposition des autorités judiciaires compétentes ». ‎Le ministère indique également avoir accueilli et accompagné 17 femmes dans le cadre de ce dossier.

‎Une arrestation qui suscite l’espoir des plaignantes

‎Pour les victimes présumées et les organisations de défense des droits des femmes, cette interpellation fait naître l’espoir de voir les accusations examinées par la justice. ‎La Ligue ivoirienne des droits des femmes (LIDF), qui avait saisi le procureur de la République, avait récemment demandé aux autorités de communiquer sur l’évolution de la procédure. L’organisation craignait que le silence entourant le dossier ne fragilise la confiance des victimes envers la justice.

‎Selon Marie Bénédicte Kouadio, chargée des interventions au sein de la LIDF, l’arrestation constitue « un premier pas » permettant notamment de rassurer les plaignantes et de faire avancer les investigations. ‎De son côté, le ministère ivoirien de la Femme assure sa détermination à faire aboutir la procédure. « Aucune violence, aucun viol ne demeurera impuni », affirme-t-il. La suite de l’affaire dépend désormais des autorités judiciaires, qui devront établir les faits et déterminer les éventuelles responsabilités, rapporte Rfi.

Norbert MEGAN YAOVI

redacteur3.0

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