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Éthiopie : 36 000 personnes fuient les combats vers le Kenya

Des affrontements entre forces armées des régions Somali et de l’Oromia, dans le sud de l’Éthiopie, ont poussé des dizaines de milliers de personnes à chercher refuge au Kenya voisin. Le HCR et ses partenaires humanitaires se mobilisent pour leur venir en aide.

Trente-six mille personnes ont fui les récents affrontements dans le sud de l’Éthiopie pour trouver refuge au Kenya. L’information a été annoncée mardi sur le réseau social X par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Selon l’agence onusienne, ces déplacements massifs font suite à plusieurs jours de combats entre des forces armées des régions Somali et de l’Oromia. Les violences se concentrent principalement autour de Moyale, une ville située à la frontière entre les deux pays, dont le rattachement administratif demeure contesté entre les deux régions éthiopiennes.

Une mobilisation humanitaire au Kenya

Face à l’afflux de réfugiés, le HCR travaille avec le gouvernement kényan, la Croix-Rouge du Kenya et d’autres partenaires humanitaires afin de répondre aux besoins urgents des personnes déplacées. L’assistance vise notamment à identifier les besoins immédiats des nouveaux arrivants et à soutenir les communautés locales qui les accueillent. L’ampleur des déplacements représente un défi supplémentaire pour les dispositifs d’aide dans les zones frontalières.

L’Éthiopie confrontée à plusieurs foyers de tensions

Ces nouveaux affrontements interviennent dans un contexte sécuritaire difficile pour l’Éthiopie. Le pays reste confronté à plusieurs conflits armés, notamment dans la région du Tigré, ainsi qu’à des combats impliquant des groupes armés dans les régions de l’Amhara et de l’Oromia. Les violences entre les régions Somali et de l’Oromia viennent ainsi s’ajouter à ces tensions persistantes, aggravant les risques pour les populations civiles. L’évolution de la situation autour de Moyale et les besoins des personnes ayant franchi la frontière restent des enjeux majeurs pour les autorités et les organisations humanitaires mobilisées.

Norbert MEGAN YAOVI

redacteur3.0

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