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‎Iran : Le mystère Mojtaba Khamenei

Alors que les funérailles nationales d’ se poursuivent en Iran, une question domine les conversations : où se trouve son fils, Mojtaba Khamenei, désigné pour lui succéder à la tête de la République islamique ? Depuis son accession au poste de guide suprême, il n’a effectué aucune apparition publique, alimentant les spéculations sur son état de santé et les conditions de son exercice du pouvoir.
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‎Selon les autorités iraniennes,  a été tué le 28 février dernier lors de bombardements attribués à Israël et aux États-Unis, au premier jour de la guerre opposant les deux pays. Six membres de sa famille — son épouse, sa fille, sa belle-fille, son beau-fils, ainsi qu’un petit-fils et une petite-fille — auraient également perdu la vie. Son fils, , aurait survécu à la frappe, mais aurait été blessé. ‎Dans la nuit du 8 au 9 mars, l’, composée de 88 religieux élus et chargée de désigner le guide suprême, l’a officiellement choisi pour succéder à son père. Depuis cette nomination, le nouveau dirigeant ne s’est exprimé qu’au moyen de messages écrits, sans jamais apparaître en public. Cette absence nourrit de nombreuses interrogations à l’étranger. En Iran, en revanche, les partisans du régime ne semblent pas s’en inquiéter. Beaucoup reprennent une formule en persan : « Dasté Khoda Ayan Shod. Khamenei Javan Shod. » Une expression qui peut être traduite par : « Un Khamenei est parti. Un Khamenei le remplace. » Pour eux, cette succession relève presque d’une intervention divine, le fils incarnant la continuité du père.
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‎Interrogé au , où se déroulent les cérémonies funéraires, un jeune partisan du régime, Behrooz Najafi, estime que l’absence du nouveau guide suprême ne constitue pas un sujet de préoccupation. « Les affaires de l’État continuent d’être gérées. S’il n’apparaît pas en public, c’est pour des raisons évidentes de sécurité. Israël et les États-Unis ont déclaré qu’ils le prendraient pour cible dès qu’ils pourraient le localiser », affirme-t-il. ‎Cette logique sécuritaire expliquerait notamment son absence lors de la grande prière organisée le dimanche 5 juillet en hommage à son père. Ses trois frères, Mostafa, Meysam et Masoud, étaient en revanche présents et ont été filmés par la télévision d’État iranienne. ‎Depuis samedi, les autorités organisent six jours de funérailles nationales en hommage à l’ancien guide suprême, dans un contexte de cessez-le-feu avec Washington. Plusieurs rumeurs évoquent une possible première apparition publique de  à l’occasion de l’inhumation de son père à , prévue jeudi. Une apparition qui pourrait mettre fin aux spéculations entourant son état de santé et marquer le véritable début de son exercice du pouvoir, rapporte Rfi.
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redacteur3.0

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