À l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, la Commission béninoise des droits humains (CBDH) appelle à la non-violence et au respect des libertés fondamentales. L’institution met en garde contre toute dérive dans un contexte de forte mobilisation politique.
Dans une déclaration récente, la CBDH exhorte l’ensemble des parties prenantes — candidats, partis politiques, forces de sécurité et citoyens — à préserver un climat de paix avant, pendant et après le scrutin. L’institution insiste sur la nécessité de garantir un processus électoral apaisé, dans un contexte marqué par une intensification des activités politiques à quelques semaines du vote. La Commission rappelle que toute compétition électorale doit se dérouler dans le respect strict des droits fondamentaux. Elle cite notamment la liberté d’expression, d’association et de manifestation pacifique comme des piliers essentiels d’une élection crédible. Elle met également en garde contre toute forme de violence, d’intimidation ou de harcèlement, qu’elle juge incompatible avec les principes démocratiques.
La CBDH appelle les acteurs politiques à privilégier un débat fondé sur les idées et les programmes. Elle invite candidats et militants à éviter les discours de haine ou les propos susceptibles d’alimenter les tensions. L’objectif est de favoriser un climat électoral constructif, propice à un choix éclairé des électeurs. L’institution insiste sur la responsabilité des autorités publiques dans la protection des droits humains. Elle recommande notamment une formation adaptée des forces de sécurité et un encadrement rigoureux de leurs interventions afin de prévenir tout abus.
Par ailleurs, la CBDH encourage les médias, les organisations de la société civile et les institutions publiques à intensifier les actions de sensibilisation autour des valeurs démocratiques. Pour la Commission, le respect des droits humains et la préservation de la paix sociale sont des conditions essentielles pour garantir la légitimité du scrutin du 12 avril 2026.