À Nikki, la Gaani ne se limite plus à la célébration de l’identité et des traditions des peuples Boo et Baatonu. Avec les nouvelles infrastructures réalisées autour de l’événement, la fête s’affirme progressivement comme un levier de développement économique et touristique pour la cité royale.
L’édition 2026, prévue du 25 au 27 août, se tient dans un environnement renouvelé. Le complexe royal comprend notamment le nouveau palais Baru Tem et une arène moderne de 3 500 places, avec un parking d’environ 300 places et une zone commerciale. Réalisé sur un domaine de 20 hectares, l’ensemble représente un investissement estimé à 5 milliards de francs CFA.
Chaque année, la Gaani attire têtes couronnées, cavaliers, artistes, commerçants, artisans et visiteurs. Cette affluence génère une demande importante dans le transport, l’hébergement, la restauration, le commerce et les services. L’artisanat occupe également une place importante. En marge de la fête, la troisième édition de la Foire régionale de l’artisanat du Bénin, zone Nord, réunit plus de 75 artisans venus de plusieurs localités du septentrion.
La requalification du parcours rituel vient renforcer cette dynamique touristique. L’objectif est désormais de prolonger l’attractivité de Nikki au-delà des quelques jours de célébration. Concerts, foires, compétitions sportives et autres manifestations pourraient ainsi permettre une utilisation régulière des infrastructures. Pour Nikki, le véritable défi consiste à transformer la forte affluence de la Gaani en activité économique durable et en emplois locaux, rapporte La Nation.
Norbert MEGAN YAOVI