Les inondations qui frappent la Thaïlande depuis le 16 septembre ont déjà fait 23 morts et touché près de 700 000 personnes. À Bangkok, alors que les pluies ont cessé, les opérations d’assistance se poursuivent plusieurs quartiers encore sous les eaux.
Depuis le début des intempéries, 41 provinces thaïlandaises ont été affectées par les inondations. Dans la capitale, plusieurs routes et quartiers restent immergés après les fortes pluies enregistrées durant le week-end. Près de 7 000 habitants ont dû quitter leur domicile et rejoindre des centres d’accueil. Face à cette situation, les autorités concentrent leurs efforts sur l’aide alimentaire. Des camions de l’armée et des services gouvernementaux sont mobilisés pour acheminer des vivres vers les zones sinistrées. Des associations et des bénévoles participent également aux opérations.
Dans le centre de Bangkok, une trentaine de volontaires se relaient derrière les fourneaux pour préparer des repas destinés aux victimes. « Aujourd’hui, nous préparons 2 000 repas », explique l’un d’eux, soulignant la solidarité des Thaïlandais face aux catastrophes. Les repas sont ensuite transportés vers les secteurs inondés de l’est de la capitale, notamment dans une école transformée en refuge. Selon une enseignante présente sur place, l’aide des autorités et des citoyens arrive progressivement. Les besoins restent toutefois importants, notamment en eau, en riz et en couvertures pour la nuit.
Des dégâts économiques importants
Au-delà de l’urgence humanitaire, les inondations font craindre de lourdes conséquences économiques. Les premières estimations évaluent à près de 180 millions d’euros les dommages potentiels à Bangkok. Pour les associations engagées sur le terrain, la distribution de nourriture ne constitue que la première étape. Il faudra ensuite nettoyer les zones touchées, remettre les infrastructures en état et permettre aux habitants de regagner leurs logements. Ces inondations ravivent également les inquiétudes sur la vulnérabilité de Bangkok. La capitale, située à faible altitude, est confrontée à l’affaissement de ses sols argileux et aux limites de ses systèmes d’évacuation des eaux. Avec l’intensification des épisodes de fortes pluies liée au changement climatique, les autorités devront faire face à des épisodes potentiellement plus fréquents et plus intenses.