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‎Mali : Plus de 2 400 écoles fermées à la rentrée scolaire

La rentrée scolaire 2026-2027 s’ouvre ce jeudi 1er octobre au Mali dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant. Plus de 2 400 établissements scolaires restent fermés en raison des violences et de l’insécurité, privant des centaines de milliers d’enfants d’accès à l’éducation.

Au Mali, la rentrée scolaire intervient alors que l’année 2026-2027 a été décrétée « Année de l’éducation et de la culture » par le président de la Transition, le général Assimi Goïta. Mais sur le terrain, la situation sécuritaire continue de peser lourdement sur le système éducatif.

‎Selon les données publiées en juin par le cluster éducation du Mali, qui regroupe le ministère de l’Éducation et les acteurs du secteur, 2 444 écoles sur les 11 860 que compte le pays sont fermées, soit plus d’une sur cinq. Cette situation affecte directement quelque 733 200 enfants.‎Les raisons sont multiples : menaces et injonctions de  groupes armés, pillages ou destructions d’établissements, déplacement des populations et crainte des enseignants de rejoindre certaines zones d’affectation.

‎Le Nord particulièrement touché

‎Dans les régions du Nord, la situation demeure critique. À Kidal, 84 % des écoles sont fermées. Les syndicats de l’éducation avaient récemment alerté le ministère sur la situation des établissements et des enseignants affectés à Kidal et Ménaka. ‎À Ménaka, où seule la ville reste sous contrôle des forces maliennes, 52 % des écoles de l’académie sont non fonctionnelles.

‎Le centre du pays également affecté

‎Dans le centre du Mali, la présence de groupes armés continue également de perturber la scolarité. Les taux de fermeture atteignent 38 % dans l’académie de Bandiagara, 52 % à Douentza et 68 % à Tenenkou. ‎Le phénomène s’inscrit dans une tendance à la hausse. En 2020, environ 1 300 écoles étaient fermées. Leur nombre était passé à 1 800 en 2024, avant d’atteindre 2 444 cette année. ‎À l’occasion de la fête de l’indépendance, le général Assimi Goïta avait réaffirmé sa volonté de renforcer la lutte contre l’insécurité et les groupes armés, alors que l’éducation figure parmi les priorités affichées pour l’année scolaire qui s’ouvre, rapporte Rfi.

Norbert MEGAN YAOVI
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redacteur3.0

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