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Ebola : L’OMS alerte sur un risque de transmission sexuelle

Le virus Ebola peut persister dans le sperme de certains survivants après leur guérison clinique, exposant leurs partenaires à un risque de transmission sexuelle. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un suivi spécifique et des mesures de prévention pour limiter ce risque.

La guérison clinique ne signifie pas nécessairement l’élimination complète du virus Ebola dans toutes les parties de l’organisme. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que le virus peut persister dans le sperme de certains hommes ayant survécu à la maladie et, dans certaines circonstances, être transmis lors de rapports sexuels. Dans une vidéo consacrée aux modes de transmission du virus, Patrick Otim, responsable du programme d’intervention d’urgence au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, explique que le virus peut subsister dans certains compartiments de l’organisme après la disparition des symptômes.

Cette persistance justifie un accompagnement particulier des survivants masculins. L’OMS préconise de les informer sur les pratiques sexuelles à moindre risque et de leur fournir des préservatifs. Lorsque les tests sont disponibles, l’analyse du sperme doit se poursuivre jusqu’à l’obtention de deux résultats négatifs consécutifs. En l’absence de dépistage, les recommandations mentionnées dans le document de référence préconisent l’utilisation de préservatifs pendant douze mois.

Des risques différents selon le stade de l’infection

L’OMS distingue la persistance du virus chez certains survivants du risque de transmission associé aux personnes présentant encore une infection active. Les patients ne peuvent quitter un centre de traitement qu’après avoir satisfait aux critères médicaux de sortie, qui comprennent notamment deux tests sanguins négatifs, selon les protocoles applicables. Après leur sortie, ils ne sont pas considérés comme présentant un risque de transmission par les contacts quotidiens, la sueur ou la salive dans les conditions évoquées. En revanche, une personne encore infectée peut transmettre le virus par contact direct avec son sang ou d’autres liquides biologiques infectieux. La prévention repose donc sur la prise en charge médicale, le respect des mesures de protection et le suivi adapté des personnes exposées.

La surveillance se poursuit en Afrique

Ces précisions interviennent dans un contexte de vigilance sanitaire accrue sur le continent africain, notamment en République démocratique du Congo (RDC), où une épidémie d’Ebola est signalée, et au Nigeria, qui a fait état d’un cas importé le 20 octobre. Selon les informations rapportées dans le texte initial, la patiente concernée aurait été évacuée vers la Suisse avec son mari le 26 octobre. Après cette évacuation, l’OMS aurait indiqué qu’aucun cas actif confirmé ne subsistait au Nigeria. La surveillance des contacts et les mesures de contrôle devaient néanmoins se poursuivre.

En RDC, des chiffres attribués au ministère de la Santé publique et publiés le 27 octobre font état de 10 060 cas confirmés et de 4 887 décès. Ces données doivent être confrontées aux derniers rapports officiels de l’OMS et des autorités sanitaires congolaises avant publication. Face à Ebola, la vigilance ne s’arrête donc pas à la guérison clinique. L’information des survivants, le suivi médical et l’adoption de pratiques sexuelles protégées constituent des mesures importantes pour réduire les risques de transmission résiduelle.

Norbert MEGAN YAOVI

redacteur3.0

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