La ressortissante suisse de 42 ans, identifiée comme le premier cas importé d’Ebola au Nigeria depuis douze ans, a été évacuée par avion sanitaire vers la Suisse lundi matin. Son état clinique s’est nettement amélioré, mais les autorités sanitaires rappellent qu’elle pourrait toujours être contagieuse.
La patiente a quitté Abuja, la capitale nigériane, à destination de la Suisse, son pays d’origine. L’annonce a été faite lundi par le ministre nigérian de la Santé, Muhammad Ali Pate, dans une publication sur le réseau social X. Selon le ministre, l’état de santé de la malade s’est « nettement amélioré ». Elle était stable, consciente et capable de communiquer, tandis que les résultats de ses analyses de laboratoire se rapprochaient des valeurs normales. Le responsable a toutefois souligné que cette évolution favorable ne signifiait pas nécessairement la fin de sa contagiosité. Son époux, qui ne présente aucun symptôme, l’accompagnait lors de cette évacuation. Employé de l’ambassade de Suisse à Abuja, il avait voyagé avec elle en Ouganda avant leur retour au Nigeria.
Une surveillance sanitaire renforcée
Le cas de cette femme constitue la première infection importée d’Ebola signalée au Nigeria depuis douze ans. À ce stade, il demeure le seul cas confirmé dans le pays, selon les informations rapportées. Les autorités sanitaires nigérianes ont identifié environ 53 personnes ayant été en contact avec la patiente. Ces contacts font l’objet d’un suivi afin de limiter les risques de propagation du virus. Cette situation intervient dans un contexte épidémique préoccupant en Afrique. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment alerté sur la complexité croissante de la situation, alors que le virus Ebola est signalé dans plusieurs régions du continent, notamment à l’ouest, à l’est et au centre. La souche Bundibugyo est notamment associée à une épidémie en République démocratique du Congo (RDC), où la maladie sévit depuis plusieurs mois. Le bilan humain et l’évolution de cette flambée soulignent les défis persistants auxquels les systèmes de santé africains sont confrontés pour contenir le virus.