À quelques mois des élections locales sud-africaines, prévues le 4 novembre 2026, l’assassinat d’un ancien maire de l’African National Congress (ANC) suscite l’inquiétude. Aubrey Tsengwa, 48 ans, a été tué par balles mercredi 19 août au soir à Knysna, dans le sud du pays. Le mobile du meurtre reste pour l’heure inconnu et aucune arrestation n’a été annoncée.
D’après les premiers éléments de l’enquête, l’ancien élu regagnait son domicile au volant de sa voiture, accompagné de trois personnes, lorsqu’un homme armé a ouvert le feu avant de prendre la fuite à pied. Grièvement touché à la tête et au haut du corps, Aubrey Tsengwa a succombé à ses blessures sur les lieux, selon la police.
L’ancien responsable avait dirigé la municipalité de Knysna de 2022 à 2025 sous les couleurs de l’ANC. Son mandat avait pris fin après l’adoption d’une motion de défiance soutenue par ses adversaires politiques, y compris certains membres de sa propre coalition. Ses opposants lui reprochaient notamment des problèmes de gouvernance ainsi que la nomination présumée illégale de plusieurs membres de son équipe. Après son départ de la mairie, Tsengwa avait toutefois conservé son siège de conseiller municipal.
À ce stade, aucun élément de l’enquête ne permet d’établir un lien entre ses anciennes querelles politiques et son assassinat. Les autorités poursuivent leurs investigations pour déterminer les circonstances exactes du meurtre et en identifier le mobile. Le meurtre intervient dans un contexte politique particulièrement sensible, à l’approche des élections locales de novembre. Il ravive les inquiétudes sur la sécurité des responsables et acteurs politiques à l’approche du scrutin.
Norbert MEGAN YAOVI