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Éthiopie : Des soldats érythréens signalés dans le nord du pays

Des militaires érythréens auraient pénétré dans plusieurs localités du nord de l’Éthiopie, sur fond de regain de tensions entre Addis-Abeba et Asmara. Les autorités érythréennes rejettent les accusations et dénoncent une tentative de justification d’une éventuelle offensive éthiopienne.

Des soldats érythréens auraient fait leur entrée dans deux villes du nord de l’Éthiopie cette semaine, selon des informations rapportées jeudi par l’Associated Press (AP), citant un commandant allié au gouvernement éthiopien. Ermiyas Ababu, commandant de la Force de paix du Tigré, affirme que des militaires érythréens sont entrés mardi à Adigrat, avant de se rendre mercredi à Idaga Hamus. Des officiers érythréens auraient notamment participé à des opérations de surveillance dans cette dernière localité. Le groupe de suivi des conflits ACLED rapporte pour sa part que des soldats érythréens auraient franchi la frontière à Zelambesa mercredi. Selon cette même source, des drones éthiopiens les auraient ensuite pris pour cible à Guada alors qu’ils se dirigeaient vers Idaga Hamus. Ces informations n’ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante.

Asmara dément les accusations

L’Érythrée rejette les accusations portées contre ses forces. Le ministre érythréen de l’Information, Yemane Gebremeskel, accuse le gouvernement éthiopien de construire un « récit fallacieux d’autodéfense » afin de préparer l’opinion à une éventuelle action militaire contre l’Érythrée. Les autorités éthiopiennes n’ont pas, à ce stade, apporté de confirmation indépendante concernant la présence de soldats érythréens dans ces localités. Ces développements interviennent dans un contexte régional particulièrement tendu. Des combats ont de nouveau éclaté dans le nord de l’Éthiopie entre les forces gouvernementales et une coalition de groupes d’opposition, au sein de laquelle figure le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). La situation ravive ainsi les inquiétudes concernant une possible extension des affrontements dans une région déjà profondément marquée par la guerre du Tigré, qui s’était achevée par un accord de paix en novembre 2022.

redacteur3.0

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