Les tensions au Moyen-Orient, notamment autour du détroit d’Ormuz, commencent à se répercuter sur les marchés africains. En Afrique de l’Ouest, la flambée des prix du pétrole se traduit par une augmentation rapide du carburant, affectant le pouvoir d’achat des consommateurs et le coût des transports.
À Lagos, le litre d’essence est passé de 835 à 1 095 nairas (0,67 €) en moins d’une semaine, soit une hausse d’environ 20 %, malgré le statut du Nigeria en tant que pays producteur de pétrole. C’est du moins ce qu’il faut retenir selon les recoupements d’informations de RFI. La perspective de nouvelles augmentations incite certains automobilistes à anticiper et à faire des stocks, munis de jerricans, par crainte d’éventuelles pénuries.
Impact sur le transport et le quotidien
Le coût du carburant influence directement le prix des transports publics. Selon Stanley, conducteur de bus, les tarifs ont déjà augmenté de 800 à 1 000 nairas par trajet. La hausse des coûts menace le budget des passagers et la rentabilité des transporteurs si la situation perdure. La raffinerie du milliardaire Aliko Dangote a assuré que la priorité serait donnée au marché local afin de prévenir les pénuries. Malgré la suppression des subventions publiques en mai 2023, le marché nigérian tente de maintenir l’approvisionnement face à une volatilité internationale accrue.
Cette situation illustre la vulnérabilité des économies africaines aux chocs externes sur les prix du pétrole, avec des conséquences immédiates sur la consommation et les transports.