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Investiture : Le gouvernement face aux attentes

Le gouvernement de Fatima Ezzahra El Mansouri dispose désormais d’une majorité parlementaire pour mettre en œuvre son programme 2026-2031. Jeudi 22 octobre, la Chambre des représentants a approuvé le document par 204 voix contre 127, à l’issue de débats consacrés aux principales priorités du pays.

Pouvoir d’achat, emploi, santé, éducation et lutte contre la corruption figurent parmi les préoccupations soulevées par les députés. Au-delà de cette adoption, l’enjeu réside désormais dans la concrétisation des engagements annoncés et leur traduction en résultats tangibles pour les citoyens. Les discussions entre la majorité, composée du PAM, de l’Istiqlal, de l’USFP et du PPS, et les groupes d’opposition ont mis en lumière plusieurs attentes sociales et économiques. La hausse du coût de la vie, l’emploi des jeunes, l’accès à des services de santé et d’éducation de qualité, ainsi que la lutte contre la corruption et les conflits d’intérêts ont occupé une place importante dans les échanges. Si les partis de la majorité ont mis en avant la portée sociale du programme, l’opposition a insisté sur la nécessité de préciser davantage les réformes envisagées et leur calendrier d’exécution. Les débats ont ainsi placé la mise en œuvre des mesures annoncées au cœur des attentes, dans un contexte où les citoyens attendent des améliorations concrètes de leurs conditions de vie.

Des objectifs chiffrés sous surveillance

Le programme gouvernemental fixe plusieurs objectifs économiques et sociaux. L’aide sociale directe doit notamment passer de 500 à 1 000 dirhams d’ici à la fin du mandat. Une compensation automatique correspondant à la facture mensuelle d’électricité est également prévue au profit des ménages éligibles. Sur le plan économique, l’exécutif vise une croissance annuelle moyenne de 5 %, une inflation autour de 2 % et un déficit budgétaire limité à 3 % du produit intérieur brut (PIB). Le programme prévoit aussi de réserver 30 % de la valeur des marchés publics aux petites et moyennes entreprises (PME) marocaines.

En parallèle, un mécanisme dédié, coordonné avec le Conseil de la concurrence, doit contribuer à lutter contre les monopoles et les intermédiaires spéculatifs. La réalisation de ces objectifs dépendra toutefois de leur mise en œuvre effective. Un suivi régulier, fondé sur des indicateurs publics concernant l’emploi, les prix, la santé et l’éducation, permettra d’apprécier les progrès accomplis dans les différentes régions du Royaume. Dans cette perspective, le projet de loi de finances 2027 constituera une première étape importante pour évaluer la traduction des engagements gouvernementaux en mesures concrètes.

redacteur3.0

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