Le premier tour des élections municipales organisé dans plus de 700 communes en Italy a été marqué par une victoire importante de la droite et de l’extrême droite à Venice. Ce résultat constitue un revers pour le centre gauche, qui espérait reprendre la capitale régionale après plusieurs sondages favorables.

La cité des Doges restera dirigée par la droite pour un nouveau mandat grâce à la victoire de Simone Venturini, 38 ans, ancien conseiller municipal soutenu par les formations conservatrices et nationalistes. Très ancré dans les milieux catholiques, le nouveau maire a mené sa campagne autour des questions de sécurité et du développement du port industriel de Marghera. Cette victoire intervient alors que les forces progressistes espéraient profiter de l’échec récent du référendum sur la justice, soutenu par la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni. Malgré ce contexte, les électeurs vénitiens ont choisi de maintenir leur confiance au camp conservateur. La présidente du Conseil s’est rapidement félicitée du résultat, estimant que les prévisions annonçant un affaiblissement de la droite ne se concrétisaient pas. Le centre gauche a également subi une défaite à Reggio Calabria, grande ville du sud du pays remportée par la droite. Il conserve toutefois plusieurs bastions historiques, notamment en Tuscany avec la ville de Prato, considérée comme un centre majeur de l’industrie textile italienne, ainsi que plusieurs communes du Piedmont. À un an des élections législatives prévues en 2027, ces municipales confirment un paysage politique italien toujours fortement partagé entre les blocs de droite et de centre gauche.