Dix policiers, deux civils et 17 bandits présumés ont été tués mardi 11 août dans des affrontements entre les forces de sécurité nigérianes et un groupe d’hommes armés, à la frontière entre les États de Zamfara et de Kebbi, dans le nord-ouest du pays.
La confrontation s’est produite dans la matinée, dans la localité de Rafin Makuku, dans l’État de Kebbi. Selon la presse nigériane, près de 240 hommes armés venus de Zamfara se dirigeaient vers cette zone lorsqu’ils ont été repérés par les forces de sécurité. Les assaillants, circulant à motos et répartis en trois groupes, ont suscité l’inquiétude des populations des localités environnantes. Les habitants avaient été appelés à la vigilance face à ce mouvement massif d’hommes armés.
Aux environs de 9h30, de violents échanges de tirs ont éclaté entre les bandits et les policiers déployés dans la zone. Le bilan fait état de dix policiers tués et de deux autres blessés, actuellement pris en charge dans un centre médical, selon le porte-parole de la police de Zamfara. Deux civils ont également perdu la vie dans les affrontements. Du côté des assaillants, 17 bandits présumés ont été tués. Face à l’ampleur de la menace, des renforts policiers et militaires avaient été déployés ces derniers jours dans le nord-ouest du Nigeria afin de réduire les activités des groupes armés qui sévissent dans cette partie du pays.
L’armée nigériane avait déjà mené des frappes aériennes lundi pour tenter de contenir le déplacement massif des hommes armés. Les opérations de sécurité se poursuivent dans la région. Cette nouvelle attaque intervient quelques jours après l’annonce, le 6 août, de la libération de plus de 300 personnes enlevées dans plusieurs États du nord-ouest du Nigeria, notamment Kebbi, Kwara et Niger. Selon des décomptes établis par la société civile, 25 enfants auraient cependant trouvé la mort pendant leur captivité dans les forêts de la région.
Norbert MEGAN YAOVI