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Sahara marocain : Une nouvelle étape sous l’égide royale

Le Maroc prépare activement l’après-MINURSO. Le roi Mohammed VI a présidé, mercredi 4 novembre, au Palais royal de Rabat, une séance de travail consacrée à la gestion de la période qui s’ouvre après l’expiration du mandat de la mission des Nations unies, dans la nuit du 30 au 31 octobre.

À cette occasion, le Souverain a défini les principales orientations devant encadrer cette nouvelle étape. La protection des populations et des territoires, la consolidation des acquis en matière de développement dans les provinces du Sud et l’organisation du retrait de la mission onusienne figurent parmi les priorités retenues. La réunion s’est déroulée en présence de la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, du conseiller royal Fouad Ali El Himma, du ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, ainsi que du général Mohammed Berrid, inspecteur général des Forces armées royales (FAR) et commandant de la Zone Sud.

Le roi Mohammed VI a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre « ferme et vigilante » des orientations définies. Celles-ci portent notamment sur la préservation de l’intégrité territoriale, la sécurité nationale et la tranquillité des citoyens. Le Bureau de coordination avec la MINURSO, placé sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, sera chargé d’accompagner les opérations de liquidation et de retrait de la mission dans un climat de calme et d’ordre. Rabat réitère par ailleurs son attachement au respect du cessez-le-feu et défend le plan d’autonomie marocain comme unique issue politique au différend.

Un contexte diplomatique favorable à Rabat

Cette nouvelle étape intervient dans un contexte marqué par une évolution des rapports de force diplomatiques au Conseil de sécurité. Le projet de résolution présenté par les États-Unis, qui plaçait le plan d’autonomie marocain au centre du règlement, avait recueilli 11 voix sur les 15 membres du Conseil avant d’être bloqué par le veto de la Russie. De son côté, le texte concurrent proposé par Moscou, favorable à une simple prolongation du mandat de la MINURSO, n’a pas obtenu les neuf voix nécessaires à son adoption. Washington considère désormais le maintien du statu quo comme « inacceptable ».

Sur le terrain, le Maroc entend également inscrire cette nouvelle séquence dans la continuité de ses efforts de développement. Le 3 novembre, la région de Laâyoune-Sakia El Hamra a ainsi été officiellement déclarée « région sans bidonvilles ». Ces avancées interviennent à quelques jours de la célébration du 51e anniversaire de la Marche verte, prévue ce vendredi 6 novembre. Un rendez-vous symbolique qui devrait donner une résonance particulière aux orientations royales sur l’avenir des provinces du Sud.

redacteur3.0

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