Le bilan du puissant séisme de magnitude 7,1 qui a frappé le sud-ouest du Japon continue de s’alourdir. Selon la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, au moins 13 personnes ont perdu la vie, tandis que plusieurs autres sont toujours portées disparues ou coincées sous les décombres dans la préfecture de Kumamoto.
La secousse, qui a atteint le niveau maximal sur l’échelle japonaise d’intensité sismique, a provoqué d’importants dégâts matériels. Des bâtiments se sont effondrés, des incendies se sont déclarés, plusieurs routes ont été endommagées et près de 38 000 foyers sont encore privés d’électricité. Les opérations de secours se poursuivent, notamment dans un centre commercial Aeon de la ville de Kashima, où une vingtaine de personnes, principalement des employés, seraient toujours piégées. Une explosion, probablement provoquée par une fuite de gaz, s’est produite après l’évacuation des clients, entraînant l’effondrement d’un étage. Un employé toujours bloqué a pu contacter les secours par téléphone, confirmant la présence d’autres personnes à l’intérieur.
Le séisme a également frappé une usine du groupe Nippon Paper, où une cheminée s’est effondrée. Deux employés sont dans un état critique et neuf autres demeurent portés disparus. Les médias japonais diffusent par ailleurs des images de bâtiments en flammes, d’un train de marchandises ayant déraillé et de nombreux blessés pris en charge dans les hôpitaux. Les autorités ont toutefois indiqué qu’aucune anomalie n’avait été détectée dans les centrales nucléaires de la région. La préfecture de Kumamoto, pôle majeur de l’industrie des semi-conducteurs au Japon, accueille notamment un site de production de TSMC construit selon des normes antisismiques strictes. Aucun dommage majeur n’y a été signalé à ce stade. Face au risque de nouvelles secousses, l’Agence météorologique japonaise appelle les habitants à la plus grande vigilance, de fortes répliques étant encore attendues dans les prochains jours, rapporte Rfi.
Norbert MEGAN YAOVI