Les dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se réunissent ce dimanche à Lungi, près de Freetown, en Sierra Leone, dans le cadre d’un sommet considéré comme déterminant pour l’avenir de l’organisation régionale.
Cette rencontre intervient dans un contexte particulièrement délicat, marqué par le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger, désormais regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les chefs d’État devront trouver un équilibre entre le maintien des relations avec ces pays et le renforcement de la cohésion entre les membres restants de la Cédéao. La question sécuritaire sera au cœur des échanges. Face à la montée des groupes armés et à l’expansion de la menace terroriste en Afrique de l’Ouest, les dirigeants entendent accélérer la mise en place d’une force régionale capable d’intervenir rapidement en cas de crise. Bien qu’annoncé depuis plusieurs années, ce projet peine encore à se concrétiser.
Les discussions porteront également sur la gouvernance, l’intégration économique et les réformes institutionnelles. Après plusieurs coups d’État et de nombreuses tensions politiques dans la région, la Cédéao cherche à renforcer son efficacité et à restaurer sa crédibilité. À l’issue de ce sommet, les États membres sont attendus sur des décisions concrètes afin de démontrer que l’organisation demeure un acteur incontournable pour relever les défis sécuritaires, politiques et économiques auxquels l’Afrique de l’Ouest est confrontée, rapporte Africa Media.
Norbert MEGAN YAOVI