Depuis plusieurs semaines, des rumeurs faisant état de prétendus « vols de sexe » circulent dans plusieurs villes du Togo, notamment à Kara, Sokodé et Lomé. Largement relayées sur les réseaux sociaux, ces allégations ont installé un climat de peur et conduit, dans certains cas, à des agressions contre des personnes accusées sans preuve.
Selon les témoignages diffusés, des victimes présumées affirment avoir perdu leurs organes génitaux à la suite d’une simple poignée de main ou d’un contact physique. Toutefois, les examens médicaux réalisés à la suite des signalements n’ont révélé aucune anomalie.
Des chercheurs expliquent que ce phénomène repose sur un mélange de croyances populaires, de peur collective et de désinformation amplifiée par les réseaux sociaux. Ils soulignent que ces rumeurs traduisent des angoisses sociales susceptibles d’alimenter des accusations infondées et des actes de violence.
Face à cette situation, le ministère togolais de la Sécurité appelle les citoyens à faire preuve de vigilance, à ne pas diffuser d’informations non vérifiées et à éviter toute forme de justice populaire. Les autorités mettent en garde contre les conséquences de ces fausses rumeurs, qui entretiennent la psychose et exposent des personnes innocentes à des violences, rapporte AMJ.
Norbert MEGAN YAOVI