Les recherches se poursuivent en Colombie après le séisme de magnitude 7,4 survenu lundi 10 août dans l’ouest du pays. Le bilan fait état de 281 morts, près de 4 000 blessés et 379 disparus. Alors que les chances de retrouver des survivants diminuent, la gestion de l’aide internationale par le gouvernement suscite de vives critiques.
Plusieurs pays, dont le Chili, le Qatar, l’Inde, la République tchèque, le Mexique et la Chine, ont rapidement proposé leur assistance. L’ONU s’est également dite prête à intervenir, sans avoir toutefois reçu de demande officielle de Bogotá. La polémique porte notamment sur l’accès des équipes de secours étrangères. Le gouvernement colombien a officiellement sollicité les États-Unis, le Salvador, l’Équateur et Israël. En revanche, une équipe de secouristes mexicains n’a pas été autorisée à entrer immédiatement dans le pays, faute de certification jugée suffisante par les autorités colombiennes.
Cette situation alimente les accusations d’une sélection politique de l’aide, certains observateurs estimant que Bogotá privilégierait les gouvernements de droite. Le ministre des Affaires étrangères, Omar Bula, rejette fermement ces accusations et affirme que la Colombie « travaille avec tous les pays sans aucune considération idéologique ou politique ». L’opposition réclame toutefois des explications. La sénatrice Esmeralda Hernandez accuse le gouvernement d’avoir écarté des offres d’aide du Brésil, de la Chine et du Mexique pour des raisons politiques. La polémique intervient alors que les opérations de secours se poursuivent dans un contexte d’urgence, rapporte Rfi.
Norbert MEGAN YAOVI