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Ebola : Washington durcit le ton face aux voyageurs venant de la RDC

Les États-Unis renforcent leurs mesures sanitaires face à l’épidémie d’Ebola qui sévit en Afrique, avec la République démocratique du Congo (RDC) comme principal foyer. Depuis mardi soir, tous les passagers et membres d’équipage des vols internationaux à destination du territoire américain doivent signer une attestation certifiant qu’ils n’ont pas séjourné en RDC au cours des 21 jours précédant leur embarquement.

La mesure a été annoncée par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). Selon l’agence sanitaire américaine, cette nouvelle exigence concerne aussi bien les vols commerciaux que les avions de fret. Elle est entrée en vigueur pour les vols décollant à partir de 23 h 59, mardi, heure de la côte Est des États-Unis, soit 04 h 59 GMT. Concrètement, chaque voyageur doit fournir une déclaration attestant qu’il n’a pas été présent sur le territoire congolais durant les trois semaines précédant son départ. Les autorités américaines préviennent que toute fausse déclaration faite sciemment et délibérément peut exposer son auteur à des poursuites judiciaires et à des sanctions financières, conformément aux dispositions du ministère américain de la Justice. Malgré ce renforcement des contrôles, les CDC se veulent rassurants. Dans un bulletin publié lundi, l’agence indique qu’aucun cas d’Ebola lié à l’épidémie actuelle n’a été confirmé aux États-Unis. Elle estime également que le risque demeure faible pour la population américaine et les voyageurs.

Une épidémie meurtrière en Afrique

Cette décision intervient dans un contexte de propagation préoccupante du virus Ebola sur le continent africain. Selon les données de l’agence sanitaire de l’Union africaine (Africa CDC), l’épidémie a déjà fait plus de 5 300 morts, principalement en République démocratique du Congo, considérée comme son épicentre. Officiellement déclarée par les autorités congolaises le 15 mai dernier, la flambée épidémique aurait toutefois commencé plusieurs mois auparavant. Les spécialistes estiment en effet que le virus avait déjà circulé dans le pays avant sa détection et l’annonce officielle de l’épidémie. Avec cette obligation déclarative, Washington entend ainsi renforcer la surveillance sanitaire aux frontières et limiter les risques d’importation du virus sur son territoire.

redacteur3.0

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