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‎RDC : Légère amélioration de l’épidémie d’Ebola dans l’est du pays

Quatre mois après la déclaration officielle de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les autorités évoquent un ralentissement de la transmission. Mais l’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte sur une situation encore très contrastée selon les provinces.
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‎Déclarée le 15 mai 2026, l’épidémie a fait jusqu’ici 7 258 cas confirmés, dont 3 510 décès et 1 726 guérisons. L’Ituri demeure l’épicentre, avec 78 % des cas recensés. ‎Samedi 12 septembre, le ministre congolais de la Santé, Samuel Kamba, estimait que le pic épidémique était désormais dépassé. Depuis la mi-août, le nombre quotidien de nouveaux cas serait passé d’environ 120 à près de 80. ‎En Ituri, certains signaux sont également encourageants. Trois zones de santé, Adja, Kambala et Mahagi, n’ont enregistré aucun nouveau cas depuis 41 jours, selon les autorités sanitaires de l’Union africaine.

‎Une situation toujours contrastée

‎L’OMS appelle toutefois à la prudence. Selon Olivier Le Polain, responsable de l’unité Épidémiologie et analyse pour les interventions de l’organisation, les tendances nationales ne permettent pas de rendre compte de l’évolution réelle dans chaque province ou zone de santé.

‎Au Nord-Kivu, notamment à Butembo, la situation demeure particulièrement préoccupante. L’OMS y fait état d’une progression « exponentielle » de la maladie. La province représentait environ 45 % des cas signalés au cours de la semaine précédente. ‎L’apparition d’un cas dans le Sud-Ubangi, devenue la septième province touchée, constitue également un nouveau signal d’alerte. Éloignée de l’épicentre, cette contamination illustre le risque d’extension géographique dans un pays marqué par une forte mobilité des populations.

‎Des besoins importants sur le terrain

‎Face à cette situation, l’OMS avait estimé la semaine dernière que 5 000 personnels de santé supplémentaires étaient nécessaires pour renforcer la riposte. ‎Plusieurs vaccins et traitements sont actuellement à l’essai contre le virus Bundibugyo, responsable de la flambée actuelle. Aucun vaccin ni traitement n’est pour l’heure homologué spécifiquement contre cette souche.

Norbert MEGAN YAOVI

redacteur3.0

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